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NORD : 40% DES ATTEINTES AUX DROITS DE L’HOMME, FONDÉES SUR LE GENRE

D’après la Commission des Droits de l’homme du Cameroun, les violences basées sur le genre, le droit à la propriété foncière, à la sécurité et les arrestations illégales sont les plus touchés dans cette région .

Ce mardi, 09 août 2022, Daniel Ndakbo range des chemises de classement de couleurs différentes dans son tiroir. « Ce sont des dossiers des gens qui viennent se plaindre chez nous », lâche le président national de Action Citoyenne Intègre (ACI), une organisation de la société civile camerounaise qui œuvre pour la paix et la cohésion sociale dans la région du Nord . Selon cette organisation, les droits de la population sont de plus en plus, bafoués au quotidien. La Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) pour le Nord, souligne que les violences basées sur le genre occupent la tête du tableau, avec environ 40% des cas de violations. « La violence basée sur le genre se manifeste par le viol, les grossesses indésirées et abandonnées, les mariages

forcés, les abandons de foyers », a confié Basini Wadepou, secrétaire régional de la Cdhc pour le Nord.

Les violations du droit à la propriété foncière viennent en seconde position, avec une estimation qui se situe entre 25 et 30%. Le non-respect du droit à la sécurité qui se manifeste par les agressions, la justice populaire, les enlèvements, entre autres, se situe à environ 20%. Les arrestations illégales et les gardes à vue abusives occupe le bas du tableau des top quatre des droits les plus touchés dans la région.

D’après les données des requêtes par type d’allégation de violations enregistrés à ACI, le top trois est occupé, respectivement, par le droit à la propriété foncière (22,58%), le droit à la sécurité (16,12%) et le droit à l’intégrité physique et morale (9,67%).

En fonction des mises en cause, 45% des requêtes indexent les particuliers, 12% les administrations publiques et 10% les autorités traditionnelles. « Nous rédigeons les notes de présentation de ces requêtes, ordonnons les investigations et saisissons qui de droit, soit pour réparation, soit pour conciliation des parties en conflit . Souvent, 60 à 65% des cas portés à notre connaissance se réconcilient et repartent satisfaits », explique le président de l’ACI, par ailleurs coordonnateur régional de l’Observatoire des libertés publiques au Cameroun (Olpc) pour le Nord.

Le 08 août 2022, l’antenne régionale de la Commission des droits de l’homme du Cameroun (Cdhc) pour le Nord a tenu un atelier avec les hommes de médias sur la vulgarisation du numéro vert, 1523, mis en place pour les dénonciations des cas de violations de droits .

Jérôme Baïmélé à Garoua

Data Cameroun

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